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Publié : 1er décembre 2014

Le barrage de SIVENS et la FRAPNA

L’EDITO DU PRESIDENT de la FRAPNA : Le prix de l’indépendance

Chers amis,
L’indépendance a un prix, chacun d’entre nous le sait. La FRAPNA la paye au prix fort. C’est d’abord la FRAPNA Ain, qui, pour avoir osé dénoncer des travaux réalisés sans autorisation sur le site classé du Fort de l’Ecluse, s’est vue "punie" par la Communauté de Communes du Pays de Gex, qui n’a pas renouvelé un partenariat de longue date pour des animations nature dans les écoles primaires. Ensuite, ce fut le tour de l’indocile FRAPNA Savoie, qui s’est vue supprimer l’aide modique mais régulière du Conseil Général de Savoie, en raison de son action contre le port illégal de Portou sur le lac du Bourget et de son engagement pour préserver le lac d’Aiguebelette de dégradations irréversibles liées à l’organisation d’une compétition d’aviron. La FRAPNA Isère, quant à elle, a déjà subi les foudres de certains élus pour avoir empêché l’extension illégale du domaine skiable du Collet d’Allevard. Elle se voit désormais couper les vivres par le Conseil Général de l’Isère, qui n’accepte pas que l’on puisse contester la légalité d’un projet touristique qui va détruire des dizaines d’hectares des précieuses zones humides des Chambaran. Le projet de Center Parcs devait-il absolument se faire sur une des dernières grandes zones humides non drainées du département de l’Isère qui alimente en eau presque un quart du département de la Drôme ? Nous ne le pensons pas et tant pis si nous sommes punis pour cela ! A qui le tour ? La FRAPNA Haute-Savoie qui subit des pressions car son positionnement scientifiquement étayé contre l’éradication des bouquetins du Bargy gêne certains élus (trop) proches de la FDSEA ?
Un partenariat entre une association indépendante et une collectivité territoriale ou toute autre personnalité publique ou privée a un objet bien précis. Le partenariat n’implique pas la soumission et encore moins la prostitution des associations ! Certains élus, de droite comme de gauche, qu’ils soient frontistes, conservateurs, centristes, socialistes, verts, ou encore rouges, plus ou moins foncés, etc., ne semblent pas avoir bien assimilé cette notion d’indépendance fondamentale pour la FRAPNA et l’ensemble du réseau fédéré à France Nature Environnement (FNE). Jamais nous ne cèderons au minable chantage aux subventions que certains voudraient nous imposer. A quand le "choc de démocratie" pour en finir avec ce clientélisme abject ? Espérons que Denez l’Hostis, Président de FNE, aura été entendu par le Président de la République, qui l’a reçu à l’Elysée le 7 novembre !
Eric FERAILLE, Président FRAPNA Région